juil 21 2009

Pourquoi un auteur doit-il aller à un événement littéraire?

Catégorie: Auteurs,Liens,ÉvénementsLes Six Brumes - Guillaume Houle à 06:57

L’événement qui m’allume, ces derniers temps, se résume au Congrès Boréal.

Bien que j’ai déboursé de ma poche 190$ (en prévente l’an dernier) pour assister à Anticipation, le congrès mondial de science-fiction qui rassemblera des milliers de fanatiques au Palais des congrès de Montréal, c’est vraiment à Boréal que j’ai le goût d’être. Pourquoi? Parce que c’est à l’échelle humaine que ça se passe, dans une intimité où les individus ont vraiment l’occasion de se rencontrer, de discuter et possiblement de nouer des liens solides.

À ce sujet, il m’est venu à l’idée d’offrir quelques réflexions personnelles, en rapport avec mon expérience. Je ne dis pas être un professionnel en la matière, mais je profite de ces quelques lignes pour lancer le bal de la réflexion.

Pourqui un auteur doit-il aller à un événement littéraire?

Plusieurs auteurs, incrédules d’avoir à se glisser hors de leur sous-sol poussiéreux, dense de manuscrits de leur treize séries en écriture, se posent la question de l’utilité d’un événement social et littéraire, où les auteurs sont obligés de côtoyer d’autres êtres humains, dont ces étranges créatures que sont les éditeurs.

Dans l’imaginaire populaire, nourri par certaines tranches du cinéma américain ou européen, c’est un événement rare pour un auteur de rencontrer un éditeur. Dans la majorité des cas, cette situation se produit lorsque l’auteur est déjà publié par la maison d’édition Untel. Bref, on présente une rencontre de travail qui, plus souvent qu’autrement, tourne en dispute sur la direction littéraire, le changement du titre d’un ouvrage ou sur le calcul et le versement des droits d’auteur. La réalité présente beaucoup d’alternatives à cette vision réductrice et négative des relations auteur-éditeur. Nous en explorerons quelques-unes plus bas.

Pour répondre directement à la question, voici les avantages d’assister à un événement social pour un auteur :

1.1 – On y rencontre d’autres auteurs : que leurs ouvrages aient été publiés ou non, ceux-ci sont de précieux contacts dans le milieu littéraire. Ils sont à l’affût des opportunités et connaissent d’autres acteurs importants du milieu, dont les éditeurs. Les autres auteurs peuvent aussi vous inspirer, collaborer avec vous et, à plus court terme, prendre un verre à votre santé. Si vous allez plus loin dans le métier, vous aurez le plaisir d’en côtoyer certains lors des Salons du livre, et même de chanter du karaoké avec quelques-uns d’entre eux!

1.2 – On y rencontre des artistes en arts visuels : les illustrateurs et les graphistes sont des artistes formidables, aux idées parfois fort originales. Leurs créations peuvent donner un souffle nouveau à votre écriture, que ce soit par l’inspiration ou comme oeuvre de couverture de votre prochaine publication. À notre ère, les arts visuels servent de porte d’accès aux littératures de l’Imaginaire. Sans eux, une création littéraire a souvent peu d’attrait aux yeux des lecteurs de fantasy, de fantastique ou de science-fiction qui ne vous connaissent pas, règle générale.

1.3 - On y rencontre des éditeurs : Quoi!? Pourquoi un auteur devrait-il s’abaisser à rencontrer ces viles créatures… le courriel et la poste font bien l’affaire, non? Si c’est là votre mode de pensée, laissez tomber l’écriture! Dans les faits, un éditeur, c’est un partenaire, un collègue et peut-être même un ami! Un éditeur, c’est quelqu’un qui peut croire en vous, en ce que vous avez à raconter, et qui vous aidera à transporter votre récit bien au-delà de votre écran d’ordinateur.

Si vous êtes incapable de prendre la peine de rencontrer des éditeurs lorsque l’occasion vous en est donnée, c’est que vous n’avez pas confiance en vous, et que vous n’êtes pas mûr pour la publication d’un ouvrage.  Mentionnons justement que, si vous réussissez à publier un ouvrage, ce sont des centaines, voire des milliers de lecteurs que vous devrez braver par la suite dans les Salons du livre, et rien ne dit qu’ils auront envie de vous entendre déblatérer sur votre roman… alors mieux vaut commencer à se pratiquer avec quelques éditeurs d’abord!

De l’autre côté du miroir, l’éditeur a envie de rencontrer des auteurs avec lesquels il pourra établir des relations profitables, et qui lui permettront de développer sa vision éditoriale. Le véritable salaire d’un éditeur, c’est la construction de collections de livre solides, qui feront de la maison d’édition un porte-étendard utile, unique et apprécié par sa communauté.

1.4 – On y retrouve des idées : Oui, il est facile de s’imaginer que notre dernier récit gagnerait le prix de l’Originalité la plus parfaite. Dans les faits toutefois, assister à quelques tables de discussion et conférences, ou converser avec d’autres passionnés d’Imaginaire lors d’un congrès a souvent une grande valeur de confrontation, qui nous débarasse de nos illusions et renforce notre capacité à innover. C’est parfois dans ces situations qu’émergent même de nouvelles idées.

1.5 – On finit par comprendre la mécanique générale du système : Que vous le vouliez ou non, l’édition est un milieu d’affaires et de société, et tout bon milieu possède des mécanismes qui lui sont propres. Évidemment, très peu de ces rouages seront détaillés sur Internet. La manière la plus simple d’y comprendre quelque chose, c’est de côtoyer les gens qui font partie du milieu, de les écouter, de poser des questions et d’interagir avec eux. Le portrait s’éclaircira d’année en année. J’en apprends tous les jours, d’ailleurs, et ce depuis 2002. À titre d’éditeur, je n’aurai jamais fini d’apprendre, mais j’en sais aujourd’hui assez pour vouloir en connaître davantage.

1.6 – On se matéralise dans la réalité du milieu : Un écrivain qui reste dans son sous-sol ne sera connu et craint que des quelques fourmis et araignées qui s’y aventurent. Un écrivain qui sort en société , dans un milieu identifié à cet effet se matérialisera dans l’esprit des gens qu’il côtoie, et finira par s’y incarner à long terme. Bref, c’est là que les opportunités de publication commenceront réellement à émerger. Bien sûr, il faut entretenir ses relations, fréquenter au moins un événement par année et… savoir comment se comporter dans un événement littéraire.

***

La suite dans mon prochain article : « Comment un auteur doit-il se comporter dans un événement littéraire? »


juil 01 2009

De retour en C : Concours et Congrès au menu!

Catégorie: Généralités,Liens,ÉvénementsLes Six Brumes - Guillaume Houle à 17:44

Après plus de deux mois de silence radio, je suis de retour à la barre de l’Imaginaire!

Mon vaisseau aérien voguant allégrement vers l’horizon d’univers plus fantastiques les uns que les autres, je profite du ciel crépusculaire pour vous faire milles excuses. J’étais en effet très pris par les rouages de la réalité d’en bas, où les détails de la vie grugaient tout mon temps.

Donc, quoi de neuf en ces aires célestes, au coeur des brumes surnaturelles?

CONCOURS ALÉGRACIA

D’abord, Dominic Bellavance souligne en grand la conclusion de la série d’Alégracia en lançant avec vigueur un concours national très stimulant, qui implique une interactivité aussi dynamique qu’amusante. Je vous invite à en découvrir tous les détails ici :

http://www.alegracia.com/concours/

CONGRÈS BORÉAL

Ensuite, je vous invite à assister au Congrès Boréal, le rendez-vous des créateurs et des passionnés du fantastique et de la science-fiction québécoise, qui aura lieu les samedi 8 et dimanche 9 août prochain.

http://www.congresboreal.ca/

À quoi sert une telle rencontre? Outre les discussions sur de nombreux sujets, il s’agit essentiellement d’un point de convergence et d’un lieu de rencontre entre celles et ceux qui forgent l’Imaginaire d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Concrètement, c’est là que nous rencontrons et que nous recrutons nos futurs auteurs-es et illustrateurs-trices.

Nous avons en effet décidé d’un commun accord de favoriser les créateurs qui prennent le temps de venir nous rencontrer en personne, que ce soit au Congrès Boréal, dans les Salons du livre ou dans d’autres événements. De fait, nous n’accepterons plus de textes d’auteurs-es qui n’ont pas pris la peine de nous rencontrer au préalable. L’expérience nous démontre en effet que les auteurs sociables, qui prennent le temps de se déplacer et de rencontrer les gens, sont ceux qui croient le plus à leur création. Nous avons besoin d’y croire avec vous.

Plus de détails à venir à ce sujet.

En attendant, je vous invite tous et toutes,  passionnés d’Imaginaire, à vous inscrire rapidement au  http://www.congresboreal.ca/


jan 11 2009

Le Loup du Sanatorium : un « Twilight » sur l’acide?

Catégorie: Auteurs,Diffusion,Généralités,Liens,PublicationsLes Six Brumes - Guillaume Houle à 16:37

Nos amis éditeurs et journalistes nous entrainent parfois sur des sentiers inattendus. Michel Vézina, éditeur de la décapante série de livres de gare Coups de tête et chroniqueur au journal culturel ICI, a récemment comparé la plume de Mathieu Fortin (Le Loup du Sanatorium) à celle de la populaire écrivaine Stéphanie Meyer, auteure de Twilight, en mentionnant que Fortin écrit comme « [..] Du Stéphanie Meyer sur l’acide, carrément ».

Voyez-le vous-même au bas, à droite de la page 33, en suivant le lien suivant
http://www.myvirtualpaper.com/doc/ICI-Montreal/I20090108_OPT/2009010801/

Maintenant que c’est inscrit noir sur blanc dans une foule de copies du journal ICI, on se demande si on ne devrait pas se faire imprimer des bandeaux-réclame pour profiter de la belle comparaison.

Le Loup du Sanatorium, un Twilight sur l’acide?


déc 04 2008

Marki, Jonathan et le mystérieux livre voyageur

Catégorie: Auteurs,Diffusion,Liens,Publications,ÉvénementsLes Six Brumes - Guillaume Houle à 21:36

Première sur le site des Six Brumes, notre grand dalaï-lama des brumes, Marki St-Germain (co-fondateur de la maison d’édition avec Jonathan Reynolds), a eu le goût de vous interpeller par le biais de l’Internet.

Il s’adresse à nous, lecteurs de l’Imaginaire, en ces termes :

« J’étais en vacances à Québec cette fin de semaine. Lors de mon séjour, j’ai rendu visite à mon collègue Jonathan Reynolds. Rien de bien extraordinaire jusqu’ici. Rien, sauf le fait que Jonathan aurait mis la main sur un mystérieux livre qui voyage d’un auteur à l’autre.

Selon ses dires, le livre lui demandait d’écrire un chapitre de sa vie ( la vie de l’auteur ou la vie du livre? ) et de remettre le bouquin à un autre auteur. Très intriguant comme histoire.

J’aimerais savoir : d’autres auteurs ont-ils mis la main sur ce mystérieux livre? »

Si c’est le cas, envoyez-moi vos réponses à ghoule@sixbrumes.com ! :-)

***

Changement de sujet : Mathieu Fortin continue de frayer son chemin dans le merveilleux univers des médias! On peut retrouver une brève mais fort agréable – à l’image du récit – critique du Loup du Sanatorium sur le site Info-Culture.


juin 04 2008

D’étranges Z’Ailées dans Les Brumes de l’Imaginaire

Catégorie: Auteurs,Diffusion,Liens,Publications,ÉvénementsLes Six Brumes - Guillaume Houle à 08:32

Ça fait toujours plaisir de lire qu’un autre éditeur partage nos idées sur le petit monde de l’édition. Aujourd’hui, mon collègue Jonathan Reynolds m’a transmis un message d’Amy Lachapelle, directrice littéraire des Z’Ailées, qui a bien aimé notre article sur le genre d’auteurE recherché par les éditeurs.

Pour le rappel, voici le lien qui mène à bonne destination :
http://www.6brumes.com/index.php/foire-aux-questions/ecrivain-un-etre-physique-social-et-mental/

Si vous n’avez pas encore lu ces quelques lignes et que vous aspirez à écrire, je vous invite à le faire.

Maintenant, je sais que le nom de Jonathan Reynolds a accroché votre attention. Que se passe-t-il donc avec le Saigneur de l’épouvante sherbrookois? Il a publié une première nouvelle dans la prestigieuse revue Solaris. On a pu lire sa nova, La Légende de McNeil, ainsi que sa nouvelle dans les pages de la revue Clair Obscur.

Mais ne devait-il pas aller plus loin encore?

Vous trouverez la réponse ici :
http://www.zailees.com/collection-5-39.php

Et ce sera votre avant-dernier arrêt… avant Silencieuses.

On se redonne rendez-vous à Innstown et Silent Valley, en octobre.


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