Juin 18 2018

Prévente 2018 : dernière semaine pour participer!

Catégorie: PublicationsLes Six Brumes - Guillaume Houle à 05:00

La prévente est à 92 % de l’objectif. Il nous manque moins de 500 $ de précommandes pour franchir le cap du 6000 $ et il ne reste qu’une semaine pour participer!

Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont contribué jusqu’à maintenant. Si ce n’est pas déjà fait, serez-vous de celles et de ceux qui permettront d’atteindre l’objectif final? Il ne reste que quelques jours pour précommander les titres suivants :

  • Nés comme ça, recueil de nouvelles fantastiques de Dave Côté;
  • Pornovores, roman d’horreur de Frédéric Raymond
  • Soleil de glace, roman de science-fiction postapocalyptique de Carl Rochleau
  • Alizée et les Karneia, fiction historique de Charlotte St-Jean Perron
  • République du Centaure, magazine électronique consacré aux littératures de l’imaginaire.

Cliquez ici pour accéder à la prévente

Merci de votre soutien!
– Guillaume et Jonathan


Juin 14 2018

Prévente 2018 : un appel de la République

Catégorie: PublicationsLes Six Brumes - Guillaume Houle à 06:00

Depuis 4 années déjà, des options de soutien au magazine de fiction en ligne République du Centaure sont incluses dans la prévente.

Projet créé par Alain Ducharme et géré par lui et son équipe de collaboratrices et de collaborateurs, la République du Centaure rend disponible en ligne des textes de fiction des littératures de l’imaginaire qui, la plupart du temps, ont été publiés et sont aujourd’hui difficile d’accès. Les archives actuelles de la République du Centaure contiennent actuellement près d’une quarantaine de textes de fiction, qu’il est possible de découvrir à son rythme.

Comme les textes sont disponibles gratuitement, l’argent amassé dans le cadre de la prévente permet de rémunérer les auteurs.

Voici d’autres bonnes raisons de soutenir la République :

  • Le bulletin Info-SFFQ mensuel vous tient au courant de toute l’actualité du milieu;
  • Le nouveau volet Articles vous amène des essais fouillés portant sur les littératures de l’imaginaire;
  • En appuyant la République, vous recevrez chaque mois par courriel le texte de fiction quelques jours avant sa publication sur le site. De plus, pour bien vous remercier, vous obtiendrez en exclusivité cet automne une nouvelle inédite de l’auteur Yves Meynard.
Yves suivra une contrainte posée par l’auteur Daniel Sernine : sa nouvelle devra être une préquelle à son roman « Les Marches de la Lune morte ».
Lauréat d’un prix Boréal, la République du Centaure est le principal magazine littéraire électronique francophone consacré à la science-fiction, au fantastique et à la fantasy!

Pour seulement 10$, ou encore en choisissant une contrepartie dont le titre se termine par « de la République », vous pouvez exprimer votre soutien à la République du Centaure.

Juin 12 2018

Prévente 2018 : À 85 % de l’objectif, 9 jours avant la fin de la campagne!

Catégorie: Auteurs,PublicationsLes Six Brumes - Guillaume Houle à 06:18

La prévente est à 5 080 $, ou 85 % de l’objectif final… Il reste encore 9 jours pour atteindre le dernier objectif de 6 000$.

Question de lancer la fin de la campagne en beauté, Carl Rocheleau (« Soleil de glace ») vous propose une entrevue vidéo en compagne de Dave Côté (« Nés comme ça ») et de Frédéric Raymond (« Pornovores ») :

Suivez ce lien pour participer à la prévente 2018


Juin 05 2018

Prévente 2018 : « Soleil de glace », extrait

Catégorie: PublicationsLes Six Brumes - Guillaume Houle à 06:00

La prévente approche le 4 000 $… peut-on dépasser ce seuil d’ici la fin de la semaine? Il reste encore 15 jours pour atteindre l’objectif de 4 500$.

D’ici là, voici un extrait de « Soleil de glace », tiré du récit de science-fiction de l’auteur Carl Rocheleau :

Soleil de glace
(extrait)
par Carl Rocheleau

« Dans la neige – Summer

Son père lui raconte que l’hiver est là depuis huit ans. Pour elle, c’est beaucoup, car elle aura très bientôt cet âge.

Il lui dit qu’un jour, ils partiront vers le sud et qu’elle connaîtra l’été. Pour l’instant, il faut vivre dans la cité et accepter l’hiver éternel.

Mais elle ne s’en fait pas. Elle n’a jamais froid.

Summer vient de terminer un nouveau bonhomme de neige. Depuis, quatre de ses voisins sont passés devant sans vraiment le remarquer. Un travailleur triste, une femme seule, un jeune homme qui ressemblait à un bonhomme de neige et un professeur troublé qui portait de grosses bottes d’hiver usées.

Elle se demande qui sont ces gens. Elle aimerait bien connaître leur vie.

Summer imagine que l’immeuble où elle habite, l’Aquilon, est une grande maison de poupée. Douze chambres sur un seul étage. Il y a une personne dans chaque pièce et chacune a son histoire, son petit lit, sa petite lampe de chevet et ses petits couverts.

Elle trottine vers l’entrée et, à quelques pieds des portes, fixe de ses yeux verts les serrures d’acier.

– Je veux les connaître ! ordonne-t-elle.

Passe inopinément une bourrasque qui secoue les vitres.
Summer se souvient alors de la formule. Trois ans qu’elle ne l’avait pas chantée.

Que du nord vienne le vent.
Qu’avec lui j’entre chez les gens.
Que le froid les fige en fragments.

Un vent polaire se lève soudain. La neige forme de gigantesques tornades blanches qui frappent aux portes de l’immeuble.

Le souffle glacial gronde aux oreilles de Summer et glisse contre son corps. Ses cheveux blonds voltigent autour de son visage basané. L’Aquilon craque comme un vieux bateau dans la tempête.

Même si elle ne s’entend plus, la petite hurle toujours : « Je veux les connaître ! »

Comme aspirées vers l’intérieur, les portes s’arrachent de leurs pentures et sont propulsées dans le corridor.

Son père est là, au fond du couloir, couché par terre.

Elle court le rejoindre. Il se relève. Semble inquiet.

– Je vais bien, le rassure-t-elle, les portes ont été balayées par le vent.

En rentrant dans l’appartement, Summer espère de tout son cœur qu’il ne se doute de rien et qu’il la laissera faire de nouveau. »

Suivez ce lien pour participer à la prévente 2018.


Mai 31 2018

Prévente 2018 : « Nés comme ça », extrait de la nouvelle « Le casseur de branches »

Catégorie: PublicationsLes Six Brumes - Guillaume Houle à 05:30

La prévente a dépassé 80% du 2e objectif, avec plus de 3 660 $ en précommandes.

Il reste encore 21 jours pour atteindre le nouvel objectif de 4 500$. Tel que promis mardi dernier, voici l’extrait de la nouvelle « Le casseur de branches », tiré du recueil de fantastique / inconnu « Nés comme ça » de l’auteur Dave Côté :

Le casseur de branches
(extrait)
par Dave Côté

« En rentrant chez moi après le souper, je me suis surpris à repenser au casseur de branches. Les policiers l’avaient-ils attrapé? Si c’était le cas, qu’avaient-ils fait? Ils n’avaient tout de même pas pu l’enfermer pour avoir brisé des branches. Une simple amende, dans ce cas, et peut-être cela avait-il été suffisant pour décourager ce dingue. Mais la poursuite, et mon impression d’être en danger? Avait-il fallu une intervention plus sérieuse? Alors, n’aurais-je pas dû porter plainte?

Et juste comme j’avais ces réflexions, il est descendu devant moi. Je ne me l’explique toujours pas, mais il est descendu, en silence et avec une certaine vitesse, comme une araignée qui se laisse glisser le long de son fil et qui apparaît dans votre champ de vision tout d’un coup. Ses mains, écartées avec un effort visible, bougeaient comme s’il essayait de se dépêtrer d’un filet de pêche. On aurait dit qu’il contrôlait son altitude avec ces manipulations. Ses jambes étaient arquées vers l’arrière, dans une tentative de rester orienté à la verticale. Quand il est arrivé au niveau du sol, ses pieds se sont déposés sans un bruit sur la chaussée, et il a avancé la tête vers moi, comme s’il attendait de ma part la réponse à une question que personne n’avait posée. Il n’a plus bougé pendant de longues secondes. J’étais paralysé.

Je commençais à accepter l’idée que cette créature n’obéissait pas aux mêmes lois que moi. La police ne pourrait rien faire.

À quoi avais-je pensé? Rentrer seul chez moi, aussi tard!

– Viens. Tu es engagé sur une voie qui te fera du tort, et à moi aussi.

Sa voix était horrifiante. Trop aiguë. Tremblotante.

Il me souriait légèrement et faisait d’étranges gestes avec sa main droite, un peu comme s’il tentait de suivre le rythme d’une musique que je n’entendais pas.

Il a commencé à s’éloigner de son pas si lent. Je suis resté là. Après deux ou trois mètres, il s’est arrêté et a tourné la tête vers moi. Cette fois, un immense sourire déchirait son visage. Les dents étaient larges, carrées. Et jaunes. Du même jaune que des dents de souris. Elles étaient si grosses que je n’en voyais que quatre.

– Viens.

Exactement le même ton, pas la moindre forme d’insistance. Mais je savais bien que je n’avais pas le choix. Cette créature n’était pas agressive, pas encore, mais tous mes instincts me criaient que ça ne tarderait pas si je refusais d’obéir. Et sa main droite qui se dressait vers moi, comme un serpent endormi, tout en marquant le rythme d’une mélodie inaudible.

Alors j’ai commencé à marcher.

À un moment donné, il a écarté les bras, à la manière d’un équilibriste qui marcherait sur un fil invisible. Il posait ses pieds avec beaucoup d’attention et une lenteur redoublée. Quand j’ai rejoint l’endroit où il avait amorcé cette étrange démarche, j’ai baissé les yeux. J’ai vu une ligne bleue, lumineuse, sur laquelle j’avais de la difficulté à faire le focus. C’était comme si elle se situait à la fois trop près et trop loin de mon visage, mes efforts pour l’observer se soldaient par un larmoiement désagréable. Je n’ai pas essayé de marcher dessus comme le casseur de branches. C’était de la mauvaise foi, bien entendu, une sorte de provocation stupide. Mais je me sentais tellement obligé de le suivre que j’avais envie, puérilement, d’avoir une conduite antisportive. Quand j’ai posé le pied par terre, à côté de la ligne, je suis passé à travers le sol. Une main m’a aussitôt saisi par le bras. Si fort que j’avais l’impression qu’on allait me l’arracher. C’était lui, il était revenu en arrière pour m’attraper. Si vite! Personne n’aurait eu le temps de franchir les plusieurs mètres qui nous séparaient. Personne de normal, en tout cas.

– Attention. Ça tombe.

Son visage était tout à coup très près du mien. Et j’ai pu voir qu’il n’avait pas de si grands yeux, en fin de compte. Ils étaient de taille normale, mais les difformités que j’avais remarquées plus tôt étaient en fait d’autres yeux, plus petits, agglutinés autour. Ses narines palpitaient, sa peau poreuse luisait.
Il a haussé les sourcils à mon attention, comme pour me demander si j’avais compris le danger de la situation.

Puis, il m’a remis d’aplomb sur la ligne bleue et a repris sa progression.

Cette fois, je l’ai imité.

Et à chaque pas, le décor autour de moi changeait. Se diluait, graduellement, dans un autre. Une autre ville. Et tout à coup, il s’est mis à faire plus chaud, beaucoup plus chaud, même si nous étions en plein mois de juillet et que c’était déjà la canicule. Les maisons étaient collées les unes aux autres, parfois même les unes sur les autres, et des détritus jonchaient la rue, maintenant plus craquelée que ce je n’avais jamais pu voir ailleurs. Et il y avait un temple, assez loin, hors du village où je me trouvais. J’ai gravé l’image de sa silhouette nocturne dans ma mémoire. Une forme simple mais immense, évoquant les dessins d’enfants quand ils veulent illustrer une maison. Des murs droits, un toit triangulaire. Et des structures, un peu plus petites, à côté. De petites tours surmontées d’un pic.

Le casseur de branches s’est écarté de la ligne bleue. Vers un petit arbre. Un jeune Sal. Une variété qui pousse en Inde. J’en connais le nom parce que c’est le mien.

Quand je l’ai vu, j’ai tout compris. Il m’avait emmené à mon arbre. Je le savais rien qu’en le voyant. J’avais l’impression de me trouver devant un miroir, mais beaucoup plus incarné qu’un simple reflet. J’étais en compagnie d’un dédoublement de moi-même. J’ai tout de suite remarqué un n?ud d’une bonne taille. Une vieille cicatrice, un endroit mal guéri par lequel les insectes pouvaient entrer et ronger tout de l’intérieur. »

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