Juin 05 2018

Prévente 2018 : « Soleil de glace », extrait

Catégorie: PublicationsLes Six Brumes - Guillaume Houle à 06:00

La prévente approche le 4 000 $… peut-on dépasser ce seuil d’ici la fin de la semaine? Il reste encore 15 jours pour atteindre l’objectif de 4 500$.

D’ici là, voici un extrait de « Soleil de glace », tiré du récit de science-fiction de l’auteur Carl Rocheleau :

Soleil de glace
(extrait)
par Carl Rocheleau

« Dans la neige – Summer

Son père lui raconte que l’hiver est là depuis huit ans. Pour elle, c’est beaucoup, car elle aura très bientôt cet âge.

Il lui dit qu’un jour, ils partiront vers le sud et qu’elle connaîtra l’été. Pour l’instant, il faut vivre dans la cité et accepter l’hiver éternel.

Mais elle ne s’en fait pas. Elle n’a jamais froid.

Summer vient de terminer un nouveau bonhomme de neige. Depuis, quatre de ses voisins sont passés devant sans vraiment le remarquer. Un travailleur triste, une femme seule, un jeune homme qui ressemblait à un bonhomme de neige et un professeur troublé qui portait de grosses bottes d’hiver usées.

Elle se demande qui sont ces gens. Elle aimerait bien connaître leur vie.

Summer imagine que l’immeuble où elle habite, l’Aquilon, est une grande maison de poupée. Douze chambres sur un seul étage. Il y a une personne dans chaque pièce et chacune a son histoire, son petit lit, sa petite lampe de chevet et ses petits couverts.

Elle trottine vers l’entrée et, à quelques pieds des portes, fixe de ses yeux verts les serrures d’acier.

– Je veux les connaître ! ordonne-t-elle.

Passe inopinément une bourrasque qui secoue les vitres.
Summer se souvient alors de la formule. Trois ans qu’elle ne l’avait pas chantée.

Que du nord vienne le vent.
Qu’avec lui j’entre chez les gens.
Que le froid les fige en fragments.

Un vent polaire se lève soudain. La neige forme de gigantesques tornades blanches qui frappent aux portes de l’immeuble.

Le souffle glacial gronde aux oreilles de Summer et glisse contre son corps. Ses cheveux blonds voltigent autour de son visage basané. L’Aquilon craque comme un vieux bateau dans la tempête.

Même si elle ne s’entend plus, la petite hurle toujours : « Je veux les connaître ! »

Comme aspirées vers l’intérieur, les portes s’arrachent de leurs pentures et sont propulsées dans le corridor.

Son père est là, au fond du couloir, couché par terre.

Elle court le rejoindre. Il se relève. Semble inquiet.

– Je vais bien, le rassure-t-elle, les portes ont été balayées par le vent.

En rentrant dans l’appartement, Summer espère de tout son cœur qu’il ne se doute de rien et qu’il la laissera faire de nouveau. »

Suivez ce lien pour participer à la prévente 2018.


Mai 31 2018

Prévente 2018 : « Nés comme ça », extrait de la nouvelle « Le casseur de branches »

Catégorie: PublicationsLes Six Brumes - Guillaume Houle à 05:30

La prévente a dépassé 80% du 2e objectif, avec plus de 3 660 $ en précommandes.

Il reste encore 21 jours pour atteindre le nouvel objectif de 4 500$. Tel que promis mardi dernier, voici l’extrait de la nouvelle « Le casseur de branches », tiré du recueil de fantastique / inconnu « Nés comme ça » de l’auteur Dave Côté :

Le casseur de branches
(extrait)
par Dave Côté

« En rentrant chez moi après le souper, je me suis surpris à repenser au casseur de branches. Les policiers l’avaient-ils attrapé? Si c’était le cas, qu’avaient-ils fait? Ils n’avaient tout de même pas pu l’enfermer pour avoir brisé des branches. Une simple amende, dans ce cas, et peut-être cela avait-il été suffisant pour décourager ce dingue. Mais la poursuite, et mon impression d’être en danger? Avait-il fallu une intervention plus sérieuse? Alors, n’aurais-je pas dû porter plainte?

Et juste comme j’avais ces réflexions, il est descendu devant moi. Je ne me l’explique toujours pas, mais il est descendu, en silence et avec une certaine vitesse, comme une araignée qui se laisse glisser le long de son fil et qui apparaît dans votre champ de vision tout d’un coup. Ses mains, écartées avec un effort visible, bougeaient comme s’il essayait de se dépêtrer d’un filet de pêche. On aurait dit qu’il contrôlait son altitude avec ces manipulations. Ses jambes étaient arquées vers l’arrière, dans une tentative de rester orienté à la verticale. Quand il est arrivé au niveau du sol, ses pieds se sont déposés sans un bruit sur la chaussée, et il a avancé la tête vers moi, comme s’il attendait de ma part la réponse à une question que personne n’avait posée. Il n’a plus bougé pendant de longues secondes. J’étais paralysé.

Je commençais à accepter l’idée que cette créature n’obéissait pas aux mêmes lois que moi. La police ne pourrait rien faire.

À quoi avais-je pensé? Rentrer seul chez moi, aussi tard!

– Viens. Tu es engagé sur une voie qui te fera du tort, et à moi aussi.

Sa voix était horrifiante. Trop aiguë. Tremblotante.

Il me souriait légèrement et faisait d’étranges gestes avec sa main droite, un peu comme s’il tentait de suivre le rythme d’une musique que je n’entendais pas.

Il a commencé à s’éloigner de son pas si lent. Je suis resté là. Après deux ou trois mètres, il s’est arrêté et a tourné la tête vers moi. Cette fois, un immense sourire déchirait son visage. Les dents étaient larges, carrées. Et jaunes. Du même jaune que des dents de souris. Elles étaient si grosses que je n’en voyais que quatre.

– Viens.

Exactement le même ton, pas la moindre forme d’insistance. Mais je savais bien que je n’avais pas le choix. Cette créature n’était pas agressive, pas encore, mais tous mes instincts me criaient que ça ne tarderait pas si je refusais d’obéir. Et sa main droite qui se dressait vers moi, comme un serpent endormi, tout en marquant le rythme d’une mélodie inaudible.

Alors j’ai commencé à marcher.

À un moment donné, il a écarté les bras, à la manière d’un équilibriste qui marcherait sur un fil invisible. Il posait ses pieds avec beaucoup d’attention et une lenteur redoublée. Quand j’ai rejoint l’endroit où il avait amorcé cette étrange démarche, j’ai baissé les yeux. J’ai vu une ligne bleue, lumineuse, sur laquelle j’avais de la difficulté à faire le focus. C’était comme si elle se situait à la fois trop près et trop loin de mon visage, mes efforts pour l’observer se soldaient par un larmoiement désagréable. Je n’ai pas essayé de marcher dessus comme le casseur de branches. C’était de la mauvaise foi, bien entendu, une sorte de provocation stupide. Mais je me sentais tellement obligé de le suivre que j’avais envie, puérilement, d’avoir une conduite antisportive. Quand j’ai posé le pied par terre, à côté de la ligne, je suis passé à travers le sol. Une main m’a aussitôt saisi par le bras. Si fort que j’avais l’impression qu’on allait me l’arracher. C’était lui, il était revenu en arrière pour m’attraper. Si vite! Personne n’aurait eu le temps de franchir les plusieurs mètres qui nous séparaient. Personne de normal, en tout cas.

– Attention. Ça tombe.

Son visage était tout à coup très près du mien. Et j’ai pu voir qu’il n’avait pas de si grands yeux, en fin de compte. Ils étaient de taille normale, mais les difformités que j’avais remarquées plus tôt étaient en fait d’autres yeux, plus petits, agglutinés autour. Ses narines palpitaient, sa peau poreuse luisait.
Il a haussé les sourcils à mon attention, comme pour me demander si j’avais compris le danger de la situation.

Puis, il m’a remis d’aplomb sur la ligne bleue et a repris sa progression.

Cette fois, je l’ai imité.

Et à chaque pas, le décor autour de moi changeait. Se diluait, graduellement, dans un autre. Une autre ville. Et tout à coup, il s’est mis à faire plus chaud, beaucoup plus chaud, même si nous étions en plein mois de juillet et que c’était déjà la canicule. Les maisons étaient collées les unes aux autres, parfois même les unes sur les autres, et des détritus jonchaient la rue, maintenant plus craquelée que ce je n’avais jamais pu voir ailleurs. Et il y avait un temple, assez loin, hors du village où je me trouvais. J’ai gravé l’image de sa silhouette nocturne dans ma mémoire. Une forme simple mais immense, évoquant les dessins d’enfants quand ils veulent illustrer une maison. Des murs droits, un toit triangulaire. Et des structures, un peu plus petites, à côté. De petites tours surmontées d’un pic.

Le casseur de branches s’est écarté de la ligne bleue. Vers un petit arbre. Un jeune Sal. Une variété qui pousse en Inde. J’en connais le nom parce que c’est le mien.

Quand je l’ai vu, j’ai tout compris. Il m’avait emmené à mon arbre. Je le savais rien qu’en le voyant. J’avais l’impression de me trouver devant un miroir, mais beaucoup plus incarné qu’un simple reflet. J’étais en compagnie d’un dédoublement de moi-même. J’ai tout de suite remarqué un n?ud d’une bonne taille. Une vieille cicatrice, un endroit mal guéri par lequel les insectes pouvaient entrer et ronger tout de l’intérieur. »

Suivez ce lien pour participer à la prévente 2018.


Mai 29 2018

Prévente 2018 : « Nés comme ça », le sommaire

Catégorie: PublicationsLes Six Brumes - Guillaume Houle à 06:06

Merci!!! Ensemble, nous avons mené la prévente à presque 75% du 2e objectif, avec plus de 3 330 $ en précommandes.

Il reste encore 23 jours pour atteindre le nouvel objectif de 4 500$. Question de vous mettre l’eau à la bouche, nous vous dévoilons ici le sommaire du recueil de nouvelles fantastiques de Dave Côté, « Nés comme ça » :

  • Les olives de Mélanie
  • Le talent d’Ati
  • Tout à la fois
  • Monsieur Gâteau
  • En prison
  • Solitudes
  • L’homme aux chiots
  • Dans le sillage des extérieurs
  • Emma
  • Vortex
  • Le casseur de branches
  • Seigneurs ou esclaves

Un extrait de la nouvelle « Le casseur de branches » suivra sous peu.

Accédez à la prévente en suivant ce lien


Mai 07 2018

Prévente 2018 : un bon mot pour L’Aquilon

Catégorie: Auteurs,PublicationsLes Six Brumes - Guillaume Houle à 06:00

La prévente 2018 se poursuit! Au début de la deuxième semaine, nous en sommes à 66% du 1er objectif et à presque 2 000 $ en précommandes. Merci!

Le Congrès Boréal vécu en fin de semaine fût un beau moment, comme à chaque année. Nous avons notamment eu l’occasion d’y croiser Valérie Bédard, une boréalienne d’expérience, qui a eu ces bons pour mots pour le récit L’Aquilon de Carl Rocheleau, à être inclus dans sa nouvelle publication, Soleil de glace :

« La novella L’Aquilon de Carl Rocheleau publiée Aux Six Brumes sera republiée avec la suite de la novella, sous le nom de Soleil de glace.

J’ai bien hâte de lire la suite de L’Aquilon, car j’avais beaucoup aimé cette novella originale. Dans un Montréal où la crise du verglas ne s’est jamais résorbée, les gens vivent ou plutôt survivent à un enfer glacé. Et on y suit les aventures d’une étrange petite fille…
Palpitant et ingénieux, ce livre méritait en effet une suite que je compte lire sans tarder! »

Apprenez-en plus au sujet de L’Aquilon et de Soleil de glace en suivant ce lien vers la prévente.

 


Avr 30 2018

La prévente 2018 est commencée!

Catégorie: PublicationsLes Six Brumes - Guillaume Houle à 06:00

La prévente 2018
est commencée!

Modes de paiement acceptés : Carte de crédit – PayPal – Chèque – Argent comptant (Consultez la Foire aux Questions pour tous les détails)

Précommandez dès maintenant vos exemplaires des nouveautés suivantes :

  • Nés comme ça, de Dave Côté
  • Pornovores, de Frédéric Raymond
  • Soleil de glace, de Carl Rocheleau
  • Alizée et les Karneia, de Charlotte St-Jean-Perron
  • République du Centaure, abonnement de soutien

 

NÉS COMME ÇA

Dave Côté

Illustration : François Pierre Bernier

Fantastique / Inconnu

Un homme fait de gâteau qui décide d’affronter sa peur des inconnus. Un père de famille qui se retrouve avec un trou interdimensionnel dans le dos. Un pirate de l’espace venu sur Terre pour s’emparer d’une cargaison d’olives.Ils sont nés comme ça.

  
PORNOVORES

Frédéric Raymond

Illustration : Steve Bolduc

Horreur

Pornovores est un roman d’horreur érotique habité d’une âme romantique. Si dans Jardin de chair, l’auteur explorait la solitude entraînée par la différence, Frédéric Raymond présente ici la naissance d’une relation amoureuse au coeur d’événements horrifiants.

SOLEIL DE GLACE

Carl Rocheleau

Illustration : Émilie Léger

Science-fiction

La réédition ET la suite du classique de science-fiction sociale L’Aquilon de Carl Rocheleau

 

ALIZÉE ET LES KARNEIA

 

Charlotte St-Jean-Perron

Illustration : François Pierre Bernier

Collection Sors de ta bulle!

Je suis Alizée, fille de Sparte. Fille de feu et fille de guerre.Bientôt, la ville s’enflammera lors du festival des Karneia, dédié à Artemis, déesse de la lune et de la chasse. Parmi les festivités, un tournoi est organisé, où de jeunes femmes devront s’affronter, au risque de leur vie, pour remporter les épreuves. De ce tournoi, une seule sortira vainqueure.

 


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