Mai 18 2017

Horrificorama : trois extraits sanglants

Catégorie: Généralités,PublicationsLes Six Brumes - Guillaume Houle à 05:00

Voici venu le temps… des extraits d’Horrificorama!!! Prenez quelques instants pour goûter les sanguinolents délices littéraires fournis par trois des auteures et auteurs du recueil, avant de précommander votre plaisir à http://www.sixbrumes.com/legion/ !!!

***

Carl Rocheleau
La clé de l’Hydre

Sciencefiction horrifique
Genre empruntant à la fois aux codes
de la science-fiction et de l’horreur.

« Édéa était hors de portée, il ne pouvait rien pour elle dans l’immédiat. Maxence était là, et il avait besoin de son père.

— T’ont-ils torturé? l’interrogea-t-il en tâtant le corps de son fils comme s’il avait été un nouveau-né.

— Non, mais ils font des choses à d’autres personnes. Chaque nuit, ils jouent de la musique et… Je crois qu’ils violent les femmes.

Une fois de plus, un cri troublant retentit près de leur hutte. Tomas chassa l’image d’Édéa, le corps arqué sous les coups de bassins saccadés d’un monstre d’en bas.

— Aïe! Papa…

Tomas avait serré le poing, tordant la chemise de son fils, qui le regardait maintenant avec inquiétude.

— Ce n’est pas maman, hein, papa?

— Non, c’est impossible.

Pourtant, c’était tout à fait possible. S’ils étaient arrivés à capturer l’architecte à l’origine de l’Hydre, pourquoi n’auraient-ils pas enlevé sa femme aussi?

Quelle était cette odeur? On aurait cru celle de la peau brûlée au laser. De la viande? Du porc grillé? À moins que…

— Te nourrissent-ils bien?

Maxence jeta un coup d’œil au fond de la cabane.

— Ils me donnent de la viande chaque jour…

Tomas aurait juré qu’il arrivait à voir à travers les lattes, qu’il percevait le corps égorgé d’une femme en train de rôtir sur une broche. Sa peau grésillante se détachant par lambeaux alors qu’elle cuisait, badigeonnée ponctuellement par l’un de ses tortionnaires.

Il se l’avouait de plus en plus, ils ne s’en sortiraient pas vivants. Pas tous, s’il en croyait le message.

Si au moins il pouvait être assuré qu’Édéa se portait bien. »

***

Ariane Gélinas
Freyja

Horreur psychologique
Ici, pas de monstres cachés dans les placards, pas de tueur masqué, ni de forces démoniaques. L’horreur est « banale », en ce qu’elle s’intègre à notre quotidien, sans le faire tomber dans le fantastique.

« Empressé, j’extirpe la brosse de Gianna de son sac à main. La porte à mes narines. Hume l’exquise odeur capillaire, de la salive perlant à la commissure de mes lèvres. J’arrache aux rivets plusieurs poils que je dissimule dans les poches de mon pantalon cargo. Mais je ne peux résister à en consommer un. Maintenant. Tout de suite. Il le faut. Je l’enfourne dans ma bouche, la tête renversée, les yeux mi-clos pour savourer davantage l’offrande. Le cheveu interminable tangue sur ma langue, chatouille ma luette. Caresse mon œsophage, descend lentement dans le boyau en raclant ses parois. Plus que quelques centimètres. Une érection tend ma braguette. De plus en plus douloureuse.

Gianna actionne la chasse d’eau une seconde avant d’ouvrir la porte. Pris au dépourvu, je sursaute, sa brosse dans les mains, son cheveu dépassant de mes lèvres. Je bondis en arrière, honteux.

À mon étonnement, la caissière s’approche de moi, bienveillante. Elle me scrute en reprenant la brosse nettoyée de ses poils. Puis, son sourire s’épanouit tandis qu’elle récupère ses affaires.

― Tu me flattes, Nathan. »

***

Vic Verdier
Lac au Sable

Le slasher
Ce genre d’histoire met en scène un tueur en série qui s’attaque habituellement à un groupe de personnes (souvent des jeunes) à l’aide d’armes blanches/contondantes, pour une raison spécifique qui est dévoilée à la fin du récit, ou sans raison précise et simplement parce que les personnages étaient au mauvais endroit au mauvais moment.

« À 50 m de la tente, les plaintes de Mariève sont facilement audibles. Malgré le bâillon, le son monte et descend. JS a dû lui coincer la pointe des seins dans des électrodes branchées à un modulateur. Pas mal pour des amateurs. Enfin, je vois le feu de camp et la tente. Ils ont accroché un fanal portatif à l’intérieur. Les silhouettes se découpent sur le fond orangé de la toile. JS est à genoux auprès de Mariève, étendue par terre, en position arc-boutée, les mains derrière le dos – elle est probablement menottée. Angela, elle, est attachée, les poignets aux chevilles, face contre terre. Elle doit avoir une barre fixe derrière les genoux. Du bondage classique. La silhouette de son cul rebondi est, ma foi, très invitante. Seul JS est toujours libre de ses mouvements. Il me facilite la vie. Je vais pouvoir me concentrer sur les choses importantes : la mise en train de ma séance.

Je me calme avant de passer à l’action.

Allez. En avant. Je marche rapidement vers la tente, 15 m à parcourir. JS entend mes pas entre deux claques.

− Hé! Y a quelqu’un? [panique dans la voix]

Je plante mon couteau dans la toile et je pratique une grande ouverture. On dirait que ma lame tranche du beurre. JS hurle de terreur, mais ce sont les cris étouffés des deux filles qui me font le plus plaisir. Elles ont les yeux ronds et elles se tortillent à l’intérieur de leurs liens pour essayer de mettre de la distance entre moi et elles. Comme des coquerelles estropiées surprises par une lumière soudaine. Les fesses d’Angela sont rouges de la fessée de tout à l’heure et Mariève a déclipé l’électrode sur son sein droit en se retournant sur elle-même. Je me dis que, pour les trois jeunes, je suis Vic, le pire scénario… le tueur qui n’a jamais quitté Sainte-Perche.

Je m’élance sur JS avec le .38 que j’utilise comme un poing américain. Sa lèvre supérieure se fend net et une de ses palettes tombe sur le sol. Le sang remplit sa bouche.

− Wo! Wo! Come on, man! J’ai pas d’argent! J’ai rien!

Déjà à rationaliser. Pauvre p’tit gars. Je lui fais voir l’intérieur de mon canon. Il fige. Je lui empoigne les cheveux et je le force à s’allonger sur le ventre. Il ne résiste pas vraiment. Les filles continuent de hurler dans leur bâillon. Mon silence, je le sais, est plus angoissant que n’importe quelle menace. Ma technique est de ne parler que pour énoncer les règles et de laisser leur imagination travailler à ma place.

Mes mains gantées immobilisent JS en appuyant sur des points de pression douloureux. J’ai quand même de la pratique. Les gants de latex font peur, je le sais. Un gars qui veut dissimuler ses empreintes est un gars sérieux. Si son visage est cagoulé, la victime peut encore espérer; parce que l’agresseur qui cache son visage se prémunit contre la possibilité qu’il manque son coup. Moi, je suis nu-tête. Ils comprendront éventuellement que leur situation est sans issue. Mais pour l’instant, leur instinct de survie continue de les pousser à se débattre. C’est un des moments de la séance que je préfère. »

***

Vous voulez tout lire? Précommandez ce titre (et peut-être d’autres aussi) et on vous envoie un exemplaire bien sanglant du livre juste à temps pour l’Halloween!!!


Mai 15 2017

Écrire et publier au Québec : la genèse du projet, par Isabelle Lauzon

Catégorie: Auteurs,PublicationsLes Six Brumes - Guillaume Houle à 05:00

Nous sommes maintenant 67 à fouler le sol du Cirque des monstres, et le 2e objectif a été atteint et dépassé : MERCI!

Alors que la prévente se poursuit vers le 3e objectif (5 000 $), c’est maintenant le temps de vous en dire plus à propos du premier essai à paraître aux Six Brumes, « Écrire et publier au Québec : Les littératures de l’imaginaire ».

« Janvier 2014. J’étais à l’ordinateur, en train de répondre aux questions d’un auteur en herbe à propos de la « bonne » façon de débuter dans le merveilleux monde de l’écriture (comme s’il n’y en avait qu’une), quand soudain, j’ai eu un flash :

Et si, plutôt que de répéter sans cesse les mêmes conseils, on avait une référence à donner aux gens, un outil clair et efficace, qui regrouperait les recommandations de tout un tas d’acteurs du milieu? Que de temps on épargnerait!

Il était déjà trop tard pour moi, j’avais été happée par cette idée de fous. Mais je n’allais pas en rester là : j’allais convaincre plein de gens d’embarquer dans ce projet.

Tout d’abord, j’en ai parlé avec Guillaume Houle (éditeur à la maison d’édition Les Six Brumes). Nous avons jasé concept, vision et approche. Une fois le projet bien ficelé, il m’a encouragée à aller de l’avant et je suis devenue la « capitaine », soit celle qui se chargerait de mener le bateau à bon port.

Qui allait bien pouvoir m’aider à concrétiser mon projet? Immédiatement, j’ai pensé à ma complice de toujours, ma plume-sœur Geneviève Blouin, que je savais toutefois très occupée. Elle a confirmé que c’était un projet de fous, qu’elle manquait de temps… Puis elle a accepté, la tentation était trop forte!

Ça faisait encore beaucoup de travail pour deux personnes. Le reste s’est joué au Salon du livre de Trois-Rivières, quand Carl Rocheleau a discuté avec Guillaume Houle de son envie d’écrire un livre pour les auteurs. Guillaume l’a dirigé à ma table de vente, nous avons échangé, et il est vite devenu clair que Carl allait devenir notre troisième comparse.

Partant de là, il restait à concrétiser la suite du concept, soit l’apport de collaborateurs divers (auteurs, chercheurs, critiques, directeurs littéraires, illustrateurs, lecteurs, libraires, réviseurs, théoriciens) au projet. Mon but, à la base, n’était pas de donner mon opinion, ni celle de deux ou trois personnes; je voulais amasser un maximum d’opinions diverses, en tirer des constats, pouvoir transformer le tout en conseils utiles, et aussi montrer que plusieurs options pouvaient être possibles dans certaines situations. Vaste mandat, j’en conviens.

En collaboration avec mon équipe, j’ai élaboré un formulaire de sollicitation, et j’ai approché un maximum de gens (parmi mes contacts et au Congrès Boréal). Nous nous sommes ramassés avec soixante participants, ce qui commençait à faire beaucoup. Ensuite, mes adjoints et moi avons élaboré une série de questions. Puis les collaborations mensuelles ont commencé (j’envoyais une série de questions aux gens, qui me répondaient chacun leur tour).

Est-ce que ça a été du boulot, de compiler toutes ces réponses et de répondre à chaque personne? Ça oui, vous n’avez pas idée. Cette démarche a duré treize mois (douze mois pour nos questions, et un treizième pour celles posées par nos collaborateurs). Pour cette portion, j’étais seule et je gérais ma barque.

Après, le vrai plaisir a commencé. Geneviève, Carl et moi nous sommes assis ensemble. Il fallait déterminer comment nous allions gérer les réponses obtenues, la répartition des tâches, le ton général du manuscrit, le format… Avons-nous toujours été unanimes sur tous les points? Non. Il y a eu des ajustements à faire en cours de route, des casse-tête, des décisions à prendre. Le processus a été long, chacun de nous a dû mettre un peu d’eau dans son vin, et parfois nous avons craint de ne pas y arriver.

Mais voilà, après près de trois ans d’efforts et de travail acharné, nous sommes prêts à vous livrer Écrire et publier au Québec : Les littératures de l’imaginaire, un ouvrage écrit par trois personnes, qui regroupe les opinions de quarante-neuf acteurs reliés, d’une façon ou d’une autre, au milieu de la SFFQ.

Peut-être ne serez-vous pas d’accord à 100 % avec nos constats et nos réflexions. C’est bien possible, et même fort probable. Néanmoins, nous sommes certains que le contenu vous fera réfléchir. Nous-mêmes avons dû, pour arriver à l’écrire, nous interroger à propos de tous les aspects de la pratique littéraire : l’écriture elle-même, la publication, l’importance du réseau social, la recherche d’amélioration (et autres plaisirs connexes).

Maintenant, il est temps pour nous de clore ce chapitre de notre vie, et de vous laisser découvrir ce qu’Écrire et publier au Québec : Les littératures de l’imaginaire peut vous apporter, à vous.

Finalement, était-ce un projet de fous? Ça oui, aucun doute là-dessus. Mais je n’ai aucun regret! »

Isabelle Lauzon
Directrice du projet

Noms des collaborateurs au projet :

Dominic Bellavance, Guy Bergeron, Geneviève Blouin, Pierre-Alexandre Bonin, Anne-Marie Bouthillier, Caroline-Isabelle Caron, Mariane Cayer, Sébastien Chartrand, Pierre H. Charron, Dave Côté, Héloïse Côté, Philippe-Aubert Côté, Luc Dagenais, Frédérick Durand, Mathieu Fortin, René Gagnon, Marc Gaudreault, Éric Gauthier, Ariane Gélinas, Michel Gingras, Guillaume Houle, Carmélie Jacob, Claude Janelle, Patrick Kemner, Chantal Labelle, Caroline Lacroix, Pierre-Luc Lafrance, Marie Laporte, Valérie Larouche, Isabelle Lauzon, Émilie Léger, Josée Lepire, Guillaume Marchand, Julie Martel, Martin Mercure, Yves Meynard, Eve Patenaude, Francine Pelletier, Frédéric Raymond, Jonathan Reynolds, Carl Rocheleau, Laurine Spehner, Sybiline, Gabrielle Syreeni, Caroline Vézina, Martine Vignola, Guillaume Voisine, Elisabeth Vonarburg, René Walling

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Suivez ce lien pour précommander ce titre.


Mai 11 2017

La plume de Patrick Senécal dans Horrificorama?

Catégorie: Auteurs,PublicationsLes Six Brumes - Guillaume Houle à 06:42

Patrick Senécal signera la préface d'HorrificoramaPatrick Senécal, écrivain phare de l’horreur au Québec, signera la préface d’Horrificorama!

Nous sommes maintenant 59 dans le marathon du Cirque des monstres et à quelques 540$ d’atteindre la deuxième borne.

Joignez-vous à la course!

Crédit photo : Karine Davidson Tremblay


Mai 09 2017

Prévente 2017 : Émilie Léger remporte un prix Aurora-Boréal

Catégorie: Événements,PublicationsLes Six Brumes - Guillaume Houle à 03:34

Émilie Léger a remporté un prix Aurora-Boréal dimanche dernier. Revoyons ci-dessous sa magnifique illustration de couverture pour Horrificorama :

Nous en voulons plus! Et vous?

Au moment d’écrire ces lignes, nous sommes très près d’atteindre l’objectif II de la prévente, qui permettra d’inclure 15 illustrations intérieures de cette artiste dans le recueil de nouvelles horrifiques Horrificorama.

Voici six d’entre elles :

Cet ajout sera incorporé au recueil Horrificorama lorsque que l’objectif de 3 500 $ aura été atteint ou dépassé sur la prévente. Toutes les contributrices et tous les contributeurs qui auront choisi ce titre pourront en bénéficier.

Vous avez déjà participé? MERCI DE VOTRE SOUTIEN! Nous vous invitons à passer le mot autour de vous! : -)

Vous voulez vous embarquer dans la marathon de la prévente? C’est par ici!

Merci à tous ceux et à toutes celles qui sont venus nous rencontrer au Congrès Boréal! : -)


Mai 05 2017

Prévente 2017 : le cirque des monstres s’affiche avec Émilie Léger

Catégorie: Promotions,PublicationsLes Six Brumes - Guillaume Houle à 05:00

En cette 5e journée de notre marathon circassien, nous sommes 47 à avoir rejoint le tour de piste du marathon de la prévente 2017 des éditions Les Six Brumes. Le premier objectif a été franchi, pavant la voie au second objectif illustré ci-dessous :


15 illustrations intérieures de l’artiste Émilie Léger dans le recueil de nouvelles horrifiques Horrificorama… êtes-vous preneuse, preneur? Voici six d’entre elles :

Cet ajout sera incorporé au recueil Horrificorama lorsque que l’objectif de 3 500 $ aura été atteint ou dépassé sur la prévente. Toutes les contributrices et tous les contributeurs qui auront choisi ce titre pourront en bénéficier.

Vous avez déjà participé? MERCI DE VOTRE SOUTIEN! Nous vous invitons à passer le mot autour de vous! : -)

Vous voulez vous embarquer dans la marathon de la prévente? C’est par ici!

Que vous ayez participé ou que vous comptiez le faire plus tard, nous vous invitons à passer par Québec entre ce vendredi 5 mai en soirée et ce dimanche 7 mai pour venir nous saluer ou discuter, dans le cadre du Congrès Boréal 2017. Sur place, nous serons en mesure de prendre les précommandes en argent comptant ou par chèque.


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