Sep 27 2009

L’Ancienne Famille et La Légende de McNeil bientôt disponibles en livres électroniques!

Catégorie: Diffusion,PublicationsLes Six Brumes - Guillaume Houle à 15:58

Alors que la première décennie du XXIe siècle approche de son jour d’agonie et d’inscription dans les livres anciens, les écrits du monde prennent de plus en plus rapidement le chemin de la dématérialisation. Des livres électroniques de toutes sortes envahissent les fondations virtuelles du monde.

Consciente du phénomène depuis plusieurs années, la maison d’édition Les Six Brumes emboîte le pas vers ce nouvel horizon riche en surprises et en mystères.

Le lundi 19 octobre seront rendus disponibles les courts romans
« L’Ancienne Famille » de Michel J. Lévesque (Arielle Queen) ainsi que
« La Légende de McNeil » de Jonathan Reynolds (Ombres, Nocturne, Silencieuses)
sur le site de la maison d’édition.

Les deux ouvrages, épuisés en version papier depuis quelques années déjà, seront disponibles au coût de 3$ pièce, ou 5$ pour les deux. Le paiement se fera via PayPal, ou par carte de crédit via PayPal.

Plus de surprises à venir!


Août 21 2009

Nouvelle boutique des Six Brumes en-ligne!

Catégorie: DiffusionLes Six Brumes - Guillaume Houle à 18:41

La voici enfin dévoilée, après des efforts acharnés par notre webmestre François Pierre Bernier pour trouver la meilleure solution électronique : la nouvelle Boutique des Six Brumes est en-ligne!

Mais où se cache-t-elle donc?

Ici, au sein même de la page Publications. Cet agencement nous permet de condenser l’information et les mécanismes d’acquisition dans un seul et même endroit, et d’ainsi réduire les risques de nous perdre tous dans les labyrinthes du Minotaure!

Vous pouvez donc vous procurer les livres des Six Brumes à partir de notre site Internet, via le système postal, si vous ne les avez pas trouvés en librairie.

Et ce n’est qu’un début, puisque le site des Six Brumes sera bientôt l’antre de parchemins anciens et autres documents interdits, aujourd’hui introuvables sur les rayons habituels… surveillez la venue de l’Halloween en octobre 2009 pour plus de surprises!

En attendant, gardez bien les yeux écarquillés et les oreilles alertes., nous pourrions bien passer vous hanter dans un Salon du livre près de chez vous, cet automne…


Août 13 2009

Congrès Boréal 2009 – Bilan

Catégorie: ÉvénementsLes Six Brumes - Guillaume Houle à 18:08

Ouf!

Me voilà, quelques jours après le Congrès Anticipation et le Congrès Boréal 2009, à peu près remis de ma fatigue et de mes émotions.

Au fil des derniers jours, quelques personnes m’ont demandées : « Et puis, comment était le Congrès mondial de science-fiction? ». Il était très correct. J’y ai fait de belles rencontres.

Et c’est là que je m’empresse de rappeler l’existence du Congrès Boréal. Les réactions, en bref : « Ah, le congrès québécois où il y a juste 50-60 personnes? »

Oui, le congrès québécois de science-fiction et de fantastique, le seul et unique, où on a l’occasion de rencontrer 50-60 passionnés d’Imaginaire francophones, et d’apprécier personnellement presque chacune d’entre ces personnes fort intéressantes… bien au contraire d’un événement composé de 3,000 à 4,000 participants et où l’on connaît si peu de gens!

Bref, encore plus qu’à l’habitude, Boréal 2009 fut l’occasion par excellence pour Les Six Brumes d’échanger, de rire, de tâter le terrain, de discuter affaires et de recruter ses auteurs de demain.

Parmi les belles rencontres effectuées, j’en cite quelques-unes de mémoire (aidé des photos sur Facebook, en fait) : René Beaulieu, Benoit Bourdeau, Claude Bolduc, Pierre-Alexandre Bonin, Pierre H. Charron, Pierre Chartray, Émilie Cloutier-Lévesque, Dave Côte et sa copine, Sheryl Curtis, Luc Dagenais, Élodie Daniélou, Gabrielle Delavoie, Jean-Claude Dunyach, Geneviève Fournier-Goulet, Éric Gauthier, Ariane Gélinas, Sérena Gentillhomme, Michel Gingras, David Hébert, Patrice Houle, Carmélie Jacob, Caroline Lacroix, Michèle Laframboise, Pierre-Luc Lafrance, Marie Laporte, Michel J. Lévesque, Édith Madore, Julie Martel, Yves Meynard et sa copine Karine, Éric Picholle, Simon Polnicky-Racine, Élyyse Prégent, Esther Rochon, Christian Sauvé, Daniel Sernine, Benoit Simard, Guy Sirois, Alamo St-Jean, Sybilline, Stéphanie Sylvain, David Theluck, Richard Tremblay, Dominic Trudel, Jean-Louis Trudel, Guillaume Voisine, Élisabeth Vonarburg et, bien sûr, mes potes des Six Brumes, Jonathan Reynolds, Dominic Bellavance et Mathieu Fortin.

J’ai aussi eu l’occasion de rencontrer, au Congrès Anticipation, quelques personnalités très intéressantes du milieu, dont Natasha Beaulieu, Alain Bergeron, Joël Champetier, Valérie Hachey, Stéphane Marsan, Jean Pettigrew, Patrick Senécal et j’en passe. Bonne, je sais, j’en ai oublié plusieurs d’entre vous. Toutes mes excuses.

Comptés comme ça, à l’échelle humaine, ça fait beaucoup. Beaucoup de passionnés, prêts à faire vivre les littératures de l’Imaginaire vers de nouvelles décennies!

Bref, je suis revenu de Boréal heureux, la tête pleine d’idées et l’esprit agité de multiples actions à entreprendre.

L’une d’entre elles, justement, constistait à clarifier la question du dépôt des manuscrits aux Six Brumes. Comment s’y prendre? Si vous ne la connaissez pas déjà, la réponse est ici.


Août 04 2009

Comment se comporter dans un événement littéraire?

Catégorie: Événements,GénéralitésLes Six Brumes - Guillaume Houle à 21:47

Le temps file à la vitesse de la lumière, au point où les cloches du Congrès mondial de science-fiction résonnent déjà ardemment… On en a même parlé à la radio de Radio-Canada mardi soir!

Que vous vous rendiez à Anticipation, le 67e Congrès mondial de science-fiction, ou au Congrès Boréal, le sympathique rendez-vous des littératures de l’Imaginaire québécois, il est important d’emporter avec soi les éléments suivants :

1. Son désir de rencontrer des passionnés et de discuter avec eux.
2. Son ouverture d’esprit
3. Son sourire
4. Des vêtements déçents
5. Une haleine fraiche, ainsi que les outils pour corriger la situation au besoin
6. Ses cartes d’affaires (très important)
7. Son portefolio, si l’on est illustrateur
8. Sa capacité d’écoute

Il est toutefois déconseillé d’emmener avec soi les éléments suivants :

1. Son manuscrit : Un éditeur qui ne vous connait pas n’a pas envie de trimballer une brique de 5 livres (400 pages) sur lui en permanence. Faites un premier contact et les intéressés vous demanderont de leur transmettre votre manuscrit par la suite. Vous pouvez toutefois transmettre une courte biographie de vous-même (1-2 pages) qui survole vos différentes créations littéraires.

2. Les cartes de votre univers : Vous êtes cartographe? Tant mieux, mais ça ne prouve en rien votre capacité d’écrire!

3. Une attitude envahissante :  Prenez garde à rester à une distance confortable de vos interlocuteurs. Il n’y a rien de plus désagréable pour un éditeur de se faire envoyer une haleine fétide au visage par un auteur qui gruge toute son attention pendant plus de 15 minutes. Gardez vos distances, écoutez les conversations et ne monopolisez pas l’attention d’une personne au-delà de 10-15 minutes.

4. Une attitude désagréable : Vous trouvez que rien n’arrive à la cheville de vos récits et de votre écriture? Vous pensez sérieusement que dire ce genre de commentaires vous aidera à vous faire des amis? Retenez-vous et essayez de voir le bon côté des gens et des univers qui se présentent à vous! Un éditeur ne veut certainement pas nouer de lier avec un auteur hargneux et condescendant.

Il s’avère aussi important de considérer les faits suivants :

1. Si c’est la première fois que vous vous présentez à un congrès, il est certain que plusieurs personnes ne seront pas portées à vous parler. Il vous faudra faire les premiers pas, et accepter que certaines personnes ne s’intéressent pas à vous à prime abord. C’est en revenant à chaque année et en participant à des tables de discussion que allez finir par vous faire reconnaître par le plus grand nombre, et ainsi à vous créer de meilleures opportunités et relations.

2. Si vous n’avez publié aucune nouvelle et aucun roman, il est possible que des éditeurs vous demandent de faire vos preuves en publiant des nouvelles dans des revues littéraires (Brins d’éternité, Clair/Obscur, Horrifique, Nocturne, Solaris, etc). Laissez de côté votre égo et saisissez les opportunités en discutant sur place avec les éditeurs des revues, pour ensuite leur soumettre des nouvelles de votre cru.

3. Comprenez votre place dans l’écologie du milieu : on apprend davantage à collaborer avec les gens déjà en place qu’en tentant de compétitionner avec tout le monde. Saisissez les opportunités qu’on vous présente (comités de lecture, organisation d’activités, chronique dans une revue, contribution à l’organisation du congrès, etc.), c’est une excellente façon de vous faire remarquer dans le petit milieu des littératures de l’Imaginaire québécois.

Bon, le temps file, je dois continuer à me préparer!

Je vous laisse, en espérant vous voir à Anticipation (http://www.anticipationsf.ca) ou à Boréal (http://www.congresboreal.ca)!!!


Juil 21 2009

Pourquoi un auteur doit-il aller à un événement littéraire?

Catégorie: Auteurs,Événements,LiensLes Six Brumes - Guillaume Houle à 06:57

L’événement qui m’allume, ces derniers temps, se résume au Congrès Boréal.

Bien que j’ai déboursé de ma poche 190$ (en prévente l’an dernier) pour assister à Anticipation, le congrès mondial de science-fiction qui rassemblera des milliers de fanatiques au Palais des congrès de Montréal, c’est vraiment à Boréal que j’ai le goût d’être. Pourquoi? Parce que c’est à l’échelle humaine que ça se passe, dans une intimité où les individus ont vraiment l’occasion de se rencontrer, de discuter et possiblement de nouer des liens solides.

À ce sujet, il m’est venu à l’idée d’offrir quelques réflexions personnelles, en rapport avec mon expérience. Je ne dis pas être un professionnel en la matière, mais je profite de ces quelques lignes pour lancer le bal de la réflexion.

Pourqui un auteur doit-il aller à un événement littéraire?

Plusieurs auteurs, incrédules d’avoir à se glisser hors de leur sous-sol poussiéreux, dense de manuscrits de leur treize séries en écriture, se posent la question de l’utilité d’un événement social et littéraire, où les auteurs sont obligés de côtoyer d’autres êtres humains, dont ces étranges créatures que sont les éditeurs.

Dans l’imaginaire populaire, nourri par certaines tranches du cinéma américain ou européen, c’est un événement rare pour un auteur de rencontrer un éditeur. Dans la majorité des cas, cette situation se produit lorsque l’auteur est déjà publié par la maison d’édition Untel. Bref, on présente une rencontre de travail qui, plus souvent qu’autrement, tourne en dispute sur la direction littéraire, le changement du titre d’un ouvrage ou sur le calcul et le versement des droits d’auteur. La réalité présente beaucoup d’alternatives à cette vision réductrice et négative des relations auteur-éditeur. Nous en explorerons quelques-unes plus bas.

Pour répondre directement à la question, voici les avantages d’assister à un événement social pour un auteur :

1.1 – On y rencontre d’autres auteurs : que leurs ouvrages aient été publiés ou non, ceux-ci sont de précieux contacts dans le milieu littéraire. Ils sont à l’affût des opportunités et connaissent d’autres acteurs importants du milieu, dont les éditeurs. Les autres auteurs peuvent aussi vous inspirer, collaborer avec vous et, à plus court terme, prendre un verre à votre santé. Si vous allez plus loin dans le métier, vous aurez le plaisir d’en côtoyer certains lors des Salons du livre, et même de chanter du karaoké avec quelques-uns d’entre eux!

1.2 – On y rencontre des artistes en arts visuels : les illustrateurs et les graphistes sont des artistes formidables, aux idées parfois fort originales. Leurs créations peuvent donner un souffle nouveau à votre écriture, que ce soit par l’inspiration ou comme oeuvre de couverture de votre prochaine publication. À notre ère, les arts visuels servent de porte d’accès aux littératures de l’Imaginaire. Sans eux, une création littéraire a souvent peu d’attrait aux yeux des lecteurs de fantasy, de fantastique ou de science-fiction qui ne vous connaissent pas, règle générale.

1.3 – On y rencontre des éditeurs : Quoi!? Pourquoi un auteur devrait-il s’abaisser à rencontrer ces viles créatures… le courriel et la poste font bien l’affaire, non? Si c’est là votre mode de pensée, laissez tomber l’écriture! Dans les faits, un éditeur, c’est un partenaire, un collègue et peut-être même un ami! Un éditeur, c’est quelqu’un qui peut croire en vous, en ce que vous avez à raconter, et qui vous aidera à transporter votre récit bien au-delà de votre écran d’ordinateur.

Si vous êtes incapable de prendre la peine de rencontrer des éditeurs lorsque l’occasion vous en est donnée, c’est que vous n’avez pas confiance en vous, et que vous n’êtes pas mûr pour la publication d’un ouvrage.  Mentionnons justement que, si vous réussissez à publier un ouvrage, ce sont des centaines, voire des milliers de lecteurs que vous devrez braver par la suite dans les Salons du livre, et rien ne dit qu’ils auront envie de vous entendre déblatérer sur votre roman… alors mieux vaut commencer à se pratiquer avec quelques éditeurs d’abord!

De l’autre côté du miroir, l’éditeur a envie de rencontrer des auteurs avec lesquels il pourra établir des relations profitables, et qui lui permettront de développer sa vision éditoriale. Le véritable salaire d’un éditeur, c’est la construction de collections de livre solides, qui feront de la maison d’édition un porte-étendard utile, unique et apprécié par sa communauté.

1.4 – On y retrouve des idées : Oui, il est facile de s’imaginer que notre dernier récit gagnerait le prix de l’Originalité la plus parfaite. Dans les faits toutefois, assister à quelques tables de discussion et conférences, ou converser avec d’autres passionnés d’Imaginaire lors d’un congrès a souvent une grande valeur de confrontation, qui nous débarasse de nos illusions et renforce notre capacité à innover. C’est parfois dans ces situations qu’émergent même de nouvelles idées.

1.5 – On finit par comprendre la mécanique générale du système : Que vous le vouliez ou non, l’édition est un milieu d’affaires et de société, et tout bon milieu possède des mécanismes qui lui sont propres. Évidemment, très peu de ces rouages seront détaillés sur Internet. La manière la plus simple d’y comprendre quelque chose, c’est de côtoyer les gens qui font partie du milieu, de les écouter, de poser des questions et d’interagir avec eux. Le portrait s’éclaircira d’année en année. J’en apprends tous les jours, d’ailleurs, et ce depuis 2002. À titre d’éditeur, je n’aurai jamais fini d’apprendre, mais j’en sais aujourd’hui assez pour vouloir en connaître davantage.

1.6 – On se matéralise dans la réalité du milieu : Un écrivain qui reste dans son sous-sol ne sera connu et craint que des quelques fourmis et araignées qui s’y aventurent. Un écrivain qui sort en société , dans un milieu identifié à cet effet se matérialisera dans l’esprit des gens qu’il côtoie, et finira par s’y incarner à long terme. Bref, c’est là que les opportunités de publication commenceront réellement à émerger. Bien sûr, il faut entretenir ses relations, fréquenter au moins un événement par année et… savoir comment se comporter dans un événement littéraire.

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La suite dans mon prochain article : « Comment un auteur doit-il se comporter dans un événement littéraire? »


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