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20 ans de Brumes : Petits démons de Daniel Sernine

Afin de célébrer son 20e anniversaire, la maison d’édition Les Six Brumes a choisi de vous présenter, tout au long de l’année, plusieurs de ses titres phares.


PETITS DÉMONS

Comme 4e proposition, voici PETITS DÉMONS, recueil de nouvelles fantastiques de Daniel Sernine, dont vous avez peut-être pu lire la plume dans ÉCHOS DU CENTAURE ou dans l’une de ses nombreuses publications de 1977 à 2021.


Résumé
Huit enfers terrestres

Notre histoire est riche de légendes. Au cœur de ces récits mythiques, la figure du démon règne en maître, symbole des tentations obscures menant tout droit aux abysses de la damnation éternelle. Au fil des siècles, à Québec, Neubourg ou Granverger, les descendants des familles Vignal et Davard sont touchés par l’ombre du Mauvais. Petits ou grands, nommés ou non, les démons renoncent rarement à leurs proies humaines.

Des rituels inquiétants, des livres maudits, des œuvres d’art magiques, des gargouilles fatales et des églises sous influence maléfique… Petits démons inscrit sur le parchemin du passé huit récits pour mettre en scène les multiples incarnations du Diable.

Extrait de PETITS DÉMONS

«
– Hier, Isaac et sa cousine Madeleine ont vu une demi-douzaine de filles danser dans la forêt, en pleine nuit.

– Quoi?  s’exclamèrent simultanément les deux sœurs, Émerine et Ursule.

– Oui oui, au clair de la lune, au bord du ruisseau. Elles s’étaient baignées nues et elles ont passé une partie de la nuit à danser en rond.

– Nues?

Cette fois-ci, l’aubergiste Rousseau s’était joint au concert d’exclamations, et ses yeux exprimaient tout autre chose que ceux de sa femme et de sa belle-sœur. À la table voisine, deux clients regardaient ouvertement Nathan, leurs doigts immobiles sur l’anse de leur chope.

– Oh, elles avaient peut-être un linge sur les épaules, une chemise ouverte, mais elles couraient et elles sautaient, alors vous imaginez…

Nathan, lui, imaginait très clairement. Isaac percevait dans sa tête des images qu’il n’avait jamais vues, ni la veille au bord du ruisseau, ni nulle part ailleurs. Des cuisses blanches, des poitrines généreuses, de longues chevelures noires, mouillées, tranchant sur la pâleur des épaules.

– Il y avait du feu? demanda Émerine Vignal d’une voix éteinte et, curieusement, elle s’adressait à Nathan, pas à son propre fils qui était pourtant le seul témoin présent.

Même muet, à une telle question Isaac aurait pu répondre par un simple signe de tête — comme à bien d’autres questions, si on lui en avait posé.

– Oui, elles avaient allumé un feu entre les arbres, affirma le cousin Nathan, et un feu de camp brillait effectivement au centre de l’image qu’il se faisait de la scène.

Isaac, de son côté, évoquait le plus clairement possible son propre souvenir, se demandant pourquoi personne en face de lui ne voyait cette image dans son esprit. Il la leur offrait, à défaut de mots, il la proposait à sa mère, à tante Ursule, à l’aubergiste et à ses clients.

Ce soir-là Isaac comprit enfin, avec certitude, ce qu’il avait longtemps soupçonné : qu’il était le seul à pouvoir, sans effort, voir dans la tête des gens les images qu’ils se faisaient et les souvenirs qui leur venaient. Une façon limpide de communiquer, bien plus claire et exacte que la parole qui lui manquait. Mais à quoi bon, s’il était le seul à connaître ce langage?

– Et elles vous ont vus, Rachel Davard et sa bande?

Cette fois, Émerine Vignal s’adressait directement à son fils, d’une voix blanche.

Isaac fit signe que oui.

– Elles les ont menacés, ajouta Nathan : il leur arriverait malheur s’ils parlaient de ce qu’ils avaient vu.

Madame Vignal inspira brusquement, étouffant une exclamation de frayeur.

– Mais Isaac ne risque rien, fit Nathan en serrant l’épaule de son jeune cousin : il n’en a parlé à personne, n’est-ce pas?

Quelques rires malaisés accueillirent sa remarque, tandis que les deux sœurs échangeaient des regards effarés.

Durant un bon moment, seul le crépitement du feu qui baissait troubla le lourd silence.
 »

Des lectures à profusion

Nous sommes convaincus que les publications des Six Brumes sauront enchanter vos heures de lecture. Nous les présenterons tout au long de l’année.

Pour en savoir plus

Présentation du livre : https://www.sixbrumes.com/catalogue/petits-demons-recueil-de-nouvelles-fantastiques-de-daniel-sernine/

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Librairie Appalaches (Sherbrooke) : 819-791-0100
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20 ans de Brumes : entretien avec René Cochaux

Jonathan Reynolds et Guillaume Houle se sont entretenus sur la maison d’édition Les Six Brumes avec René Cochaux, animateur du Cochaux Show, sur les 20 ans de la maison d’édition :

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20 ans de Brumes : Pornovores

Afin de célébrer son 20e anniversaire, la maison d’édition Les Six Brumes a choisi de vous présenter, tout au long de l’année, plusieurs de ses titres phares.

Pornovores

Comme 3e proposition, voici PORNOVORES, le 2e roman d’horreur de Frédéric Raymond, dont vous avez peut-être pu lire la plume avec la nouvelle « Les tubercules de l’horreur » dans HORRIFICORAMA.

Résumé
L’actrice Erin Pink installe sa nouvelle entreprise de production de films érotiques près des bureaux de consultants en informatique. Cela éveille la curiosité de P.-A., un informaticien qui tombe rapidement sous le charme d’Erin. Cependant, des événements de plus en plus étranges se produisent pendant les tournages. Le jeune homme et l’entrepreneure tentent de comprendre ce qui se passe, mais il est trop tard. Le mal qui hante l’immeuble s’est réveillé. Pour vivre, les morts devront apaiser leur soif de sexe et de sang.

Pornovores est un roman d’horreur érotique habité d’une âme romantique. Si dans Jardin de chair l’auteur explorait la solitude entraînée par la différence, Frédéric Raymond présente ici la naissance d’une relation amoureuse au coeur d’événements horrifiants.

Extrait de PORNOVORES

« P.-A. contempla un moment une des affiches sur le mur, à peine visible dans l’obscurité. Sur le poster, Erin faisait signe à un amant invisible d’avancer vers elle. Elle semblait fixer un point sur le sol, un peu plus loin dans le bureau. Jouant le jeu, P.-A. suivit du regard celui de l’affiche, comme s’il s’agissait d’un de ces portraits de maison hantée qui ne lâchaient pas des yeux les gens qui pénétraient dans leur demeure.

Rien.

Évidemment qu’il n’y avait rien. Sauf peut-être l’ombre du nouveau mobilier. Et encore, il faisait tellement noir dans le corridor qui menait à la salle de tournage que tout, par là, n’était que ténèbres.

P.-A. s’apprêtait à partir quand un frisson lui caressa le cou. Il lui sembla, l’espace d’un instant, qu’une forme avait bougé dans l’obscurité, juste de l’autre côté de la vitre. Le cœur de P.-A. s’accéléra, à mi-chemin entre une inquiétude irrationnelle et l’excitation de peut-être revoir Erin. Était-ce une courbe féminine qu’il apercevait, au cœur de l’ombre ? P.-A. plissa les yeux pour mieux distinguer les formes à travers la paroi de verre.

C’était sans doute son imagination qui lui inspirait des visions, modulées par de trop longues heures passées devant l’écran de son ordinateur.

Hypnotisé, Pierre-Alexandre restait planté là, avec l’impression d’être observé par une forme noire qui gardait son visage collé contre la porte de vitre. »

Des lectures à profusion

Nous sommes convaincus que les publications des Six Brumes sauront enchanter vos heures de lecture. Nous les présenterons tout au long de l’année.

Pour en savoir plus

Présentation du livre : https://www.sixbrumes.com/catalogue/pornovores-romance-horrifique-de-frederic-raymond/

Extrait de la critique d’Horreur Québec « [..] Avec un refus admirable de tomber dans la facilité, Raymond a visiblement accordé beaucoup d’attention au dosage de la part d’érotisme de son récit, qui évolue pour se transformer en une histoire de fantôme toute sauf traditionnelle, soutenue par son style fluide et direct. On ignore si c’est vraiment le cas, mais Raymond donne l’impression d’écrire avec une telle facilité qu’on est un peu jaloux. »

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Échos du Centaure est en librairie!

Échos du Centaure

Des mondes éloignés de nous dans le temps et dans l’espace, et d’autres si proches.

Des récits marqués par les avancées technologiques… et les complexités de la nature humaine.

Cinq maîtres de la science-fiction québécoise nous invitent à poursuivre l’exploration de leurs imaginaires.

Échos du Centaure, une anthologie dirigée par Alain Ducharme (République du Centaure).

  • La déferlante des mères, de Luc Dagenais
  • Nina, de Hugues Morin
  • Biographie sommaire d’un émetteur-récepteur, de Jean Pettigrew
  • Les passerelles du Temps, de Daniel Sernine
  • Une histoire d’Ikuatèn, un roman complet d’Élisabeth Vonarburg!

Article des Libraires

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Les Libraires : https://www.leslibraires.ca/livres/echos-du-centaure-daniel-sernine-9782923864785.html

Librairie Saga : (514) 977-4359 (appel ou texto)

Librairie Appalaches (Sherbrooke) : (819) 791-0100

Archambault : https://www.archambault.ca/livres/%c3%a9chos-du-centaure-/collectif/9782923864785/?id=3350681&cat=1884314

Renaud-Bray : https://www.renaud-bray.com/Livres_Produit.aspx?id=3350681&def=%c3%89chos+du+Centaure%2cCOLLECTIF%2c9782923864785

Indigo : https://www.chapters.indigo.ca/fr-ca/livres/%c3%a9chos-du-centaure/9782923864785-article.html?ikwid=%c3%89chos+du+Centaure&ikwsec=Home&ikwidx=0#algoliaQueryId=a76096bc6526fe128ee23211bd66e614

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Les Libraires : https://www.leslibraires.ca/livres/echos-du-centaure-daniel-sernine-9782923864785.html

Indigo : À venir

Kobo : À venir

Renaud-Bray : https://www.renaud-bray.com/Livre_Numerique_Produit.aspx?id=3355072&def=%c3%89chos+du+Centaure%2cCOLLECTIF%2c9782923864792

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Et pour lire d’autre textes de SFFQ, rendez-vous sur la République du Centaure : https://republique.sixbrumes.com/

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20 ans de Brumes : Jardin de chair

« Le monde n’était-il pas une grande boucherie ? »

Afin de célébrer son 20e anniversaire, la maison d’édition Les Six Brumes a choisi de vous présenter, tout au long de l’année, plusieurs de ses titres phares.

Jardin de chair

Comme 2e proposition, voici le roman d’horreur JARDIN DE CHAIR de Frédéric Raymond, dont vous avez peut-être pu lire la plume avec la nouvelle « Les tubercules de l’horreur » dans HORRIFICORAMA.

Extrait de JARDIN DE CHAIR

« L’appétit vient en mangeant, sa mère le lui répétait souvent. Christabel aurait aimé lui prouver le contraire, mais la première bouchée avait l’étrange effet de lui ouvrir l’appétit. Elle avait fini par s’habituer à « faire l’épicerie », comme le disait sa mère. Le monde n’était-il pas une grande boucherie? Quand elle était petite, Clara l’emmenait souvent en promenade. Ensemble, elles jouaient à repérer les « mets » les plus appétissants. Un peu comme le font beaucoup de gens, elles observaient la foule et inventaient des surnoms aux passants. En regardant le corps de Harold, Christabel se rappela un « filet de porc » que sa mère avait cuisiné. Sans être gros, l’homme était bien en chair. Son ventre semblait ferme. Il donnerait de la bonne viande. D’ailleurs, l’odeur de la lasagne qui cuisait la mettait en appétit. Elle aurait aimé offrir un dernier repas à sa victime, mais la discussion s’était enchaînée et les sédatifs avaient fait effet avant que le repas soit prêt. Christabel considéra s’en servir une part avant de s’occuper de Harold. Mais elle se sentait bien trop coupable pour s’offrir ce plaisir. Elle se contenta d’éteindre le four avant de s’atteler à la besogne qui l’attendait. »

Des lectures à profusion

Nous sommes convaincus que les publications des Six Brumes sauront enchanter vos heures de lecture. Nous les présenterons tout au long de l’année.

Pour en savoir plus

Présentation du livre : https://www.sixbrumes.com/catalogue/jardin-de-chair-un-roman-dhorreur-psychologique-de-frederic-raymond/

Anne-Josée Cameron et Catherine Lachaussée nous en parlent à ICI Radio-Canada.

Critique de Pierre-Alexandre Bonin dans Solaris : « Un roman d’horreur psychologique unique et accrocheur. Un excellent premier roman et une valeur sûre pour les amateurs d’horreur. La construction du roman s’avère être un véritable piège, qui titille notre côté voyeur pour mieux nous entraîner dans la spirale autodestructrice du personnage principal. Vous le dévorerez du début à la fin! »

Aussi, rendez-vous à la fin de ce texte pour lire des extraits d’une autre critique parue dans Solaris.

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Extrait de la critique parue dans Solaris 193 (par Geneviève Blouin)

« Comment vivre au quotidien lorsqu’on est forcé de consommer de la chair humaine pour survivre ? [..] Frédéric Raymond l’aborde par les yeux du « monstre » lui-même, la pauvre Christabel. [..] Christabel doit tuer des hommes et dévorer leur chair pour demeurer en vie. [..] la jeune femme, malgré les impératifs de sa nature, n’est pas douée pour la traque et le meurtre… [..] Sa nature de cannibale ne semble lui conférer aucun avantage physique. Cela complique ses parties de chasse, forçant la jeune femme à recourir au sexe pour appâter ses proies. Le roman s’ouvre donc sur l’une de ces soirées de traque-séduction, soirée où la prédatrice, violée par celui qu’elle voulait tuer, deviendra victime. L’équilibre mental de la jeune femme, qui semblait déjà fragile, ne survit pas à ce coup du sort et à ses conséquences. [..] L’écriture de Frédéric Raymond est claire et nette, parfois même légèrement académique, avec des descriptions dont il faut saluer la précision. L’auteur étant également l’un des éditeurs de la Maison des viscères, spécialisée dans l’horreur gore, il ne recule pas devant les détails des scènes de viol, sexe, boucherie et autres démembrements. [..] Les lecteurs sensibles seront rebutés par la violence du récit, tandis que les amateurs de gore pur l’apprécieront pour ses descriptions sanglantes [..] Les infortunes de la pauvre Christabel sont destinées aux lecteurs qui aiment les histoires dérangeantes.